18 mai 2016

Maky Lavender

Rédigé par Saine Scène
Photographié par Mawrsi


En mai 2015, Maky Lavender reçoit un appel de notre équipe qui changera sa vie à jamais.

OK peut-être pas, mais bon. À Montréal, on adore parler de météo. Quand il commence à neiger en décembre, on est surpris et quand cette neige commence à fondre, on est over excited. Lors de ce coup de fil passé à Maky, la discussion tourne rapidement autour des nuages sur Pierrefonds, version française de son hit single Clouds Over Pierrefonds, cette même chanson accrocheuse qui joue dans l’introduction et la conclusion de toutes nos vidéos de la tournée Montréal Invazion.

©MAWRSI_MAKY

Un an s’est écoulé depuis cet appel. À l’époque, il n’y pas grand-chose qu’on savait sur le kid si ce n’était que de l’entrevue qu’il a accordée à Pacesix pour l’excellente série visuelle Portrait. Depuis, la fierté de Pierrefonds est jouée sur Hits FM, fait des spectacles à Ottawa, entretien régulièrement son Snapchat et pour confirmer sa démarche, son premier projet vient tout juste de sortir. Lavender Fields, un EP de 7 chansons, agence ses talents de producteur/beatmaker avec sa plume nonchalante & straight forward. Ses productions, mostly à progression lente, laissent suffisamment d’espace pour que ses invités vocaux puissent se démarquer. Souvent, son rap explicite, et nous insistons sur le mot explicite, fait état des relations qu’il entretient avec les femmes, mais il ne faut cependant pas assumer que toute cette agressivité ne reflète pas un côté sensible de l’artiste. Au contraire, on est toujours sous l’impression qu’il va pick up the phone et appeler son ex pour faire la paix. Stay The Same est un témoignage à cette sensibilité où une fin de relation houleuse est suffisante pour justifier certains types d’activités physiques avec cette ancienne copine comme si rien n’a changé. Fuck it, at the end of the day, it’s all about love.

©MAWRSI_MAKY

En attendant de trouver l’amour, Makendal St-Félix, de sa descendance haïtienne, se réclame être maître de tout ce qu’il fait et il promet de go James Harder x 1000; sa collection de vêtements Blowfoam, dont il est le principal designer, est en rupture de stock; sa musique, dont il est le principal réalisateur & critiqueur, commence à se faire connaître; ses événements, dont il est le principal promoteur/booker/gérant, restent encore à découvrir. En sommes, il nous conseille de ne pas être stupides et de le suivre dans ses aventures artistiques. Donc si la continuation de son histoire vous intéresse particulièrement, il vous invite à son spectacle au TRH-Bar le 9 juin prochain pour la suite des choses.