20 mars 2015

Freddie Joachim

Rédigé par Saine Scène


Pour être bien honnête, on ne connaissait pas grand-chose de Freddie Joachim lorsqu’on l’a booked pour le Hip-Hop Week Montreal (HHWM).

All we know c’était que son mix pour le club Parisien Djoon était constamment en rotation au barbershop de Borey et que seul ça pouvait justifier sa venue. Bon, il y avait aussi Lenzy qui avait publié la chanson Leaf sur son wall et qui disait à quel point ce serait bien qu’il vienne en ville so with that in mind, on a arrangé sa paye, son vol d’avion & son hébergement.

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Mawrsi, qui était la photographe officielle attachée à sa couverture, n’était même pas encore née au début des années ’90s lorsqu’il a commencé à DJ. Et il finit par nous raconter les différentes phases de sa quête musicale: «I tried rapping at some point but I kinda sound like a robot » raconte-t-il d’un ton monotone et effectivement robotique. Jamais stressé par une pression parentale, Freddie raconte qu’il a eu la liberté de choisir la carrière qu’il voulait et que ses parents ont toujours supporté son grind. Sa dernière collaboration avec le rappeur Joey Badass a amené sa part de notoriété alors que le morceau qu’il a produit a été joué à des millions de reprises sur Soundcloud. Malgré tout, Freddie Joachim est une personne extrêmement humble qui préfère un sac de Doritos au cornichon à un restaurant pour souper. On l’a amené manger aux institutions montréalaises que sont Romados, Schwartz, Chez Claudette & St-Viateur Bagel. Et si on devait se fier à sa réaction pour recommander quoi manger, le bagel St-Viateur dans la trempette aux saumons part avec une longueur d’avance. C’est d’ailleurs incompréhensible pour les Québécois que nous sommes de croire que la meilleure poutine qu’il a goûtée est à Vancouver, it just can’t be right mais bon on va garder ça pour un autre débat.

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On a été privilégié d’accueillir Freddie pendant 4 jours, on a vraiment parlé de tout et de rien; son label Mellow Orange, qu’il fait fonctionné de façon 100% indépendante; son studio se trouve dans le sous-sol de la demeure familiale de ses parents à San Diego, il nous a d’ailleurs appris que ses vrais parents étaient aux Philippines et qu’il a grandi avec sa tante qu’il considère comme sa mère ainsi que le mari de celle-ci un allemand américain qui lui a transmis la passion du voyage. Parmi ses plus belles expériences de voyage, une tournée en Afrique du Sud qu’il décrit comme étant l’une des plus belles places visitées dans le cadre de sa carrière musicale.

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Et s’il avait un nom à donner à son autobiographie ? «I think it would be the quiet kid in the back of the bus with the huge headphones» relate-il pendant que Borey s’attarde à apporter des modifications dans sa coupe de cheveux. Une réponse qui dit absolument tout sur Freddie Joachim. Il n’est peut-être pas la personne la plus exubérante qu’on a rencontrée toutefois n’en demeure pas moins que son amour et sa passion est indéniable. On avait un sentiment qu’une fois parti, on allait réaliser l’ampleur de l’énergie qu’il nous a transmise et c’est effectivement ce qui est arrivé alors qu’on a reçu le lendemain de son départ un texte message de sa part rempli d’amour et de gratitudes. Alors que les organisateurs du Hip-Hop Week Montreal ne nous ont jamais remboursé le billet d’avion comme ils l’avaient promis initialement, le vrai fruit de notre travail se trouve dans tout le love qu’on a transmis et l’appréciation générale de Freddie lors de son séjour à Montréal et c’est ça Saine Scène.